Coût d’une séance de sophrologie !
22 07 2007Plusieurs personnes m’ont fait part qu’une séance de sophrologie était onéreuse. En effet, ces nouvelles techniques ont un coût, à titre personnel, j’ai découvert la sophrologie suite à du harcèlement moral au travail, plus exactement dans le milieu associatif. Après trois mois d’anxiolytiques, d’anti-dépresseurs, j’ai réagi. Comment ? Lors d’une rencontre avec une personne qui m’a proposé une séance, j’ai réfléchi trois semaines, et j’ai pris un rendez-vous. Après trois séances, j’ai lâché les médicaments, et j’appliquais les exercices qu’elle me donnait à chaque séance. Huit séances ont suffi, soit 130 euros. Voici dix ans que j’ai découvert la sophrologie, le résultat est concluant dans la mesure où je consulte les médecins très rarement. J’ai beaucoup lu sur le mal-être et je suis capable à ce jour de ressentir les alertes, c’est à dire, les maux de mon corps. Par exemple, une douleur répétitive, maux de dents, qui signifie que j’ai des choses à dire mais que je n’arrive pas à les dire, maux de dos, problèmes que je préfère ne pas regarder en face. Tout ces maux se gèrent par des pauses nécessaires, où l’on se concentre sur soi, remise en question pour avancer etc… Je percevais le SMIC, j’ai choisi de m’en sortir psychologiquement, alors pendant quelques semaines, ma priorité était de relever la tête au plus vite, j’ai cessé d’acheter des livres, la presse, j’ai diminué ma consommation de cigarettes. J’allais à la bibliothèque consulter les journaux, ce qui me permettait de rencontrer des gens au lieu de rester enfermée à broyer du noir, et gérer mes angoisses. Je me suis aperçue que j’étais capable au fil du temps de sortir et consommer différemment. Ma déprime se caractérisait par le repli sur moi, et en période euphorique (par les médicaments), j’achetais des futilités pour combler le mal-être. Alors que remplir un chariot alimentaire était devenu impossible, je rentrais parfois dans un magasin et étais dans l’obligation de repartir au plus vite, car je faisais des crises d’angoisses. Autre fait dû au harcèlement, je ne savais plus écrire, j’étais incapable de signer un chèque. Puis, à la quatrième séance, le déclic s’est produit, j’ai repris mon emploi, et j’ai engagé une procédure contre mon employeur. En deux mois, l’affaire était gagné en ma faveur. Bilan, (en finition de rédaction, c’est l’été il fait beau (aujourd’hui), je vais apprécier les couleurs et les odeurs du marché)
Suite du 22/07
J’ai mis un peu de temps à poursuivre…mais me voici de retour pour vous apporter les bénéfices de la sophrologie à titre personnel. Parfois, on peut entendre parler de spiritualité, je ne vous en soufflerais pas le moindre mot, dans la mesure où je ne crois que ce que je vois. Après quelques séances, j’ai ressenti le besoin de me poser, et de prendre enfin le temps de vivre pour moi, et non plus avec un agenda surchargé. Comme je le citais j’ai subi du harcèlement moral sur mon lieu de travail, j’ai décidé de me relever en contactant des professionnels du droit qui m’ont aidé à faire valoir mes droits. J’ai repris confiance en moi petit à petit.Relativiser la vie, et penser aux priorités de celle-ci, la santé, le bonheur de vivre. Après 8 séances, j’ai cessé les consultations tout en poursuivant seule les exercices que ma sophrologue m’avait appris. (techniques de respiration, gestion du stress) Mes crises d’angoisses s’apaisaient de plus en plus, et en quelques semaines, elles avaient totalement disparue. De nouvelles portes professionnelles se sont ouvertes, notamment celles de l’assemblée nationale, où j’ai été assistante parlementaire. Etant autodidacte, je ne pensais pas accéder à ce poste et pourtant… Puis je me suis engagée politiquement, et après quelques années, les alertes sur le plan physique sont apparues, mes amis s’effaçaient de ma vie. Je militais activement et j’oubliais de vivre. Il aura fallu attendre les élections pour que je comprenne qu’une fois de plus, le citron était pressé, et était à jeter. J’ai suivi une formation en sophrologie et somatothérapie pour obtenir la qualification de sophrologue somatothérapeute, et vivre de cette activité. Aujourd’hui, je positive sur ce qu’il m’est arrivé, sans harcèlement je n’aurais pas découvert la sophrologie. Je ne suis plus dans les salles d’attentes, (mise à part pour pathologies lourdes, fractures…) Certains de mes amis n’ont pas compris mon changement, à savoir, le fait de dire « non », ils ont préféré quitté le chemin de notre amitié. Je me suis reconstruite, en faisant de nouvelles rencontres, des personnes positives. Ma famille me dit ne jamais m’avoir connu si bien dans ma peau. Actuellement, j’ai quelques difficultés pour vivre de cette activité, après un passage Rmiste, je me suis inscrite dans les agences intérims tout en continuant ma prospection. Je positive sur ce moment parfois délicat, car « bosser » à la chaîne, c’est dur. Mais cela est un passage qui me permet d’observer le monde économique… Et quand je rentre chez moi le soir, la personne que j’aime est là, et l’amour est plus fort que tout. Il faut le préserver et savourer les moments de bonheur qui nous sont offerts. La sophrologie devrait être accessible à tous, et c’est aussi pour cette raison que j’ai mis en place des ateliers ouverts à un public en grande précarité. En cet été pluvieux, il fait un soleil radieux aujourd’hui, je vais profiter de la nature, pour aller cueillir quelques girolles, trompettes de la mort, avec un appareil photo en bandoulière. Sentir les odeurs de notre nature, apprécier les couleurs de nos fleurs, arbres, et écouter les chants des oiseaux…
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